SUISSE : LE SUICIDE EN CHANTANT

Au vu du résultat du vote du 30 novembre, on ne sait s’il convient de pleurer ou de rire.

Matraqués par la propagande mensongère des milieux financiers et européistes, favorables à une immigration massive, aux privilèges fiscaux des milliardaires, au transfert de l'or national aux Etats-Unis et, en passant (mais cela n'était pas implicitement au programme du vote), au futur traité transatlantique qui rendra l’Europe entièrement dépendante des multinationales essentiellement américaines, au détriment de la santé alimentaire et du principe de précaution, les citoyens ont voté contre leur propre intérêt et celui de leur patrie.

Il est vrai que résister à la tentation du non, préconisé par tous les médias officiels, conseillé par les autorités (Conseil fédéral, majorité du Parlement) et les personnages en vue du Système, était difficile. D’autant plus que toutes les précautions avaient été prises : omniprésence de la propagande du non dans l’espace public (affiches gigantesques au contenu fallacieux mais tranchant, publicité sur internet, dans les journaux, dans l’audiovisuel - les adversaires du oui ont les moyens de leurs objectifs), étouffement des arguments en faveur du oui, ces derniers par ailleurs tournés en dérision ou brutalement contrés sans possibilité pour leurs tenants de défendre leur point de vue, etc.

Le résultat, quoi qu’il en soit, est là : la route vers une Suisse à 11 ou 12 millions d’habitants, dont près de 60 % d’étrangers, une Suisse étouffée par le béton et le prix de l'immobilier, est ouverte. Jamais encore, dans l’histoire moderne, un peuple ne se sera aussi franchement et aussi allégrement dirigé vers son propre anéantissement.

Qu'on ne subodore dans ce jugement aucun relent de racisme (cet argument éculé surgit chez les antinationaux comme les poux dans la saleté). Simplement, il est légitime et même sain qu’un peuple soit lui-même, que sa nature profonde, issue de l’évolution historique, de la culture, des mœurs, de la ou des langues qui l'expriment, continue à s’épanouir. Cela sans que ça fasse obstacle à sa naturelle évolution, mais toujours dans le cadre du principe même qui fait que ce peuple est ce qu’il est et pas quelque chose d’autre. Principe d’identité contre principe d’aliénation. Les citoyens suisses, égarés par leurs propres élites, ont fait le choix du second. Dès lors, on peut le prédire avec tristesse mais sans risque de se tromper : la Suisse, au soir du 30 novembre, a accéléré sa désintégration.

L’un des arguments spécieusement avancés par les propagandistes officiels du non est que si le oui l’emportait, la relative paix du travail en serait menacée, les industriels et employeurs de toutes espèces ne seraient plus en mesure d’obtenir les travailleurs dont ils ont besoin et, en conséquence, le chômage croîtrait. Le mensonge est d’autant plus énorme que la réalité apporte un démenti quotidien.

La Suisse n’a nullement besoin de main-d’œuvre importée. Cette dernière est purement et simplement l’armée de réserve dont le capital se sert pour maintenir la pression sur les salariés et contenir la montée des salaires. Le bon vieux truc utilisé dès le XVIIIe siècle – sinon plus tôt – marche toujours. L’un des exemples les plus frappants démontrant l’absurdité des arguments du non est celui des médecins. La Suisse a de plus en plus besoin de personnel médical. Eh bien, il faut que les citoyens le sachent, de plus en plus nombreux sont les jeunes médecins suisses, bien formés au cours d’études difficiles et exigeantes, qui, cherchant à s’installer, se voient interdire de le faire parce que le quota qui leur est accordé par la loi (inspirée par le mondialisme) est atteint. A partir de ce seuil, la loi oblige – oui, vous avez bien lu, oblige – a laisser s’installer, dans des cabinets privés et à l’hôpital, des médecins étrangers ! Quelle preuve plus éclatante faut-il que le Grand Remplacement des peuples d’Europe, prélude à la disparition des nations, ne procède pas du délire des fanatiques de la théorie du complot, mais sous-tend bel et bien le processus de mondialisation ?

La nation suisse, quant à elle, est d’autant plus en route vers son propre anéantissement que ses citoyens n’ont pas compris ce que sous-entendait le vote sur les réserves en or de la Banque nationale.

Un Etat est puissant dans la mesure où cette unité de réserve qu’est l’or existe chez lui en abondance. Les Américains l’ont bien compris qui encouragent depuis si longtemps les nations à leur confier leur or. Les Russes également l’ont compris puisque leurs propres réserves se montent à plus de 5000 tonnes, ce qui constitue, comme l’explique l’économiste Jacques Sapir, la réserve la plus considérable à l’heure actuelle. Mais la Suisse, lit-on ici ou là, peut recouvrer l’or qu’elle a livré aux coffres américains quand elle le voudra. Une telle naïveté – un tel mensonge, devrait-on dire – confond. Il est évident que l’or de la Banque nationale (plus de la moitié du total) ne sera jamais rendu par Washington qui en a trop besoin contre la puissance russe, ce rival qu’elle veut absolument contrôler, diriger, affaiblir. Sait-on où est l’or de l’Ukraine aujourd’hui ? Disparu, dès le lendemain du coup d’Etat préparé et soutenu par les Etats-Unis !

Dans la lutte à mort entre l’Empire totalitaire américain (deus ex machina de la finance internationale, des grandes sociétés multinationales et du complexe militaro-industriel dont seuls les imbéciles nient encore l’existence) et les nations qui entendent survivre et rester elles-mêmes, la Suisse officielle a choisi son camp.

Ce qui est grave, c’est que les citoyens, probablement abusés, certainement trahis, pour une bonne part inconscients des enjeux, s’y sont ralliés. Le flot d’immigrés, notamment extra-européens, non seulement ne tarira pas dans les années qui viennent mais se déversera à la manière d’un fleuve après l’ouverture des vannes d’un barrage. Les citoyens helvétiques actifs, ceux qui paient des impôts, n’ont pas fini de contempler impuissants, un peu partout dans les rues des villes, aux terrasses des cafés, sur les esplanades et dans les quartiers délaissés par les habitants de souche, des nuées de gens de toutes les couleurs, parlant toutes les langues, équipés de téléphones portables et d’ordinateurs dernier cri, roulant dans des voitures de grandes marques, vêtus souvent comme des princes, riant et trafiquant impunément tandis que leur besoins (nourriture, appartements) sont pris en charge par des associations ou par les services sociaux.

Les étrangers, entend-on, surtout les non-européens, sont de plus en plus arrogants ? Mais pourquoi diantre se gêneraient-ils devant la bêtise de ce peuple qui les attire, les materne, les entretient et, alors qu’on lui donne la possibilité de changer les choses, refuse benoîtement de le faire ? Le suicide de l’Europe a commencé en 1914. Les soldats partaient alors au combat en chantant.

En 2014, plus besoin de combat. Le suicide est sur le point de s’achever.

En chantant.

Crédit photographique : www.laplumeagratter.fr